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::Article de la rédaction de Koaci.com au Togo ::
Les choses n’ont pas pris beaucoup de temps à se préciser. Largement majoritaire au sein du collège des électeurs, Gabriel Améyi a écrasé son principal challenger, Essoyaba Boukpessi, maladroitement soutenu par le pouvoir.
33 voix pour la liste conduite par Gabriel Améyi, contre seulement 19 pour Essoyaba Boukpessi et zéro pour l’ancien international Amouzou Tètè. Le très indécis congrès électif extraordinaire à la Fédération Togolaise de Football (FTF), a finalement manqué de suspens. Grand favori annoncé par la presse, le président du club champion en titre, l’a emporté dans une ambiance décontractée.
Sous la direction du président du Comité intérimaire, le Gal. Séyi Mémène, assisté par le président de la Fédération algérienne de football, venu au nombre des trois observateurs délégués par la FIFA, le choix a été donné à 52 électeurs d’élire le président de la FTF, pour les quatre années à venir. Un dénouement qui a provoqué une manifestation spontanée de réjouissance, à Kpalimé, fief du député Gabriel Améyi. Sur des motos, des partisans du président Améyi ont fait le tour de la ville, dans un tintamarre fait de klaxons et de cris de joie.
Contrairement aux précédentes élections à la FTF, cette dernière a été précédée par une ambiance de tension. Le pouvoir par divers manouvres a cherché à imposer une liste, ou le cas échéant, obtenir un report du congrès. Mais très tôt, la FIFA a averti en brandissant une sanction pour « une durée indéfinie », si le pouvoir maintenait ses pressions sur des candidats.
Le football togolais traverse depuis 2006, une crise marquée par des guerres de clans et des manifestations d’égo des principaux dirigeants. Un certain nombre a été identifié comme étant les « acteurs de la crise ». Si la majorité de ces derniers, a décidé de ne pas se présenter à l’élection, ce n’est pas le cas de Essoyaba Boukpessi et Gabriel Boukpessi. Les deux étant concurrencés par une liste composée en majorité d’anciens footballeurs. Mais les appels de Amouzou Tètè, demandant aux électeurs de confier le football aux footballeurs, n’ont visiblement pas eu un écho favorable.
L’enjeu majeur de l’après réside dans l’attitude du pouvoir. Ayant vainement tenté de promouvoir une liste, bien d’observateurs se demandent si le pouvoir va accepter d’accompagner le choix des électeurs. Le retour aux compétitions et la stabilité dans ce secteur, dépendront principalement de l’option de Faure Gnassingbé.
Aghu, correspondant de Koaci.com à Lomé |